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308 pages de requête, 310 pages de projet d'assignation, 511 pièces justificatives et des relances à répétition.

Voilà ce qu'une mère a déposé auprès du tribunal judiciaire de Coutances pour demander qu'un juge aux affaires familiales examine la situation de son enfant.

Depuis le 15 juillet 2026, aucune date d'audience ne lui a été communiquée.

Nous sommes le 30 octobre 2026.

Plus de trois mois et demi se sont écoulés.

Et une question demeure : que faut-il faire de plus pour obtenir simplement une date d'audience ?

Une mère qui demande à être entendue

L'histoire ne commence pas en octobre.

Dès mai 2026, cette mère entreprend des démarches pour saisir la justice familiale.

Dossier judiciaire en attente d audience

Le 7 juillet, elle dépose une demande d'autorisation d'assigner à bref délai, accompagnée des documents destinés à justifier l'urgence.

Le 8 juillet 2026, sa demande de procédure accélérée est rejetée.

Elle poursuit alors ses démarches selon la procédure de droit commun.

Le 15 juillet, elle se présente personnellement au tribunal judiciaire de Coutances et dépose son dossier.

Son objectif est clair : obtenir une audience au cours de laquelle la situation de son enfant pourra être examinée contradictoirement.

Elle ne demande même plus une audience immédiate.

Elle demande une date. Même dans plusieurs mois.

Mais cette date, elle ne l'obtient toujours pas.

Des documents, encore des documents…

Après le dépôt initial, le greffe demande plusieurs régularisations.

La mère répond.

Des actes de naissance sont demandés ? Elle les transmet.

Des justificatifs d'aide juridictionnelle sont sollicités ? Elle les communique.

Une copie numérique complète du dossier est nécessaire ? Elle fournit un accès à celle-ci en septembre.

En octobre, le greffe demande encore un deuxième exemplaire de sa requête.

308 pages supplémentaires sont envoyées et réceptionnées le 12 octobre 2026.

Malgré cette nouvelle transmission, aucune date d'audience n'est communiquée.

À quel moment un dossier est-il considéré comme suffisamment complet pour être inscrit au calendrier des audiences ?

Le greffe répond… mais la date reste inconnue

Le 30 septembre 2026, le greffe indique que les requêtes sont audiencées selon leur ordre d'arrivée et les disponibilités du service.

Une explication administrative qui peut se comprendre.

Les tribunaux doivent gérer de nombreux dossiers, avec des moyens et des calendriers contraints.

Mais cela suffit-il à expliquer pourquoi cette mère ne dispose toujours d'aucune visibilité sur sa procédure ?

Depuis le dépôt du 15 juillet, les demandes se succèdent.

  • 13 octobre 2026 : nouvelle relance.
  • 17 octobre 2026 : deuxième relance.
  • 23 octobre 2026 : troisième relance écrite auprès du greffe.

Toujours aucune date communiquée.

Pendant ce temps, la situation familiale et scolaire de l'enfant continue d'évoluer.

La vie d'un enfant, elle, ne se met pas en attente d'une place dans un calendrier judiciaire.

30 octobre 2026 : Madame Sabine CRABOT, présidente du tribunal judiciaire de Coutances, directement interpellée

Après des mois de démarches, la mère décide de s'adresser directement à Madame Sabine CRABOT, présidente du tribunal judiciaire de Coutances.

Dans son courrier référencé REF563 du 30 octobre 2026, elle pose une question simple :

Pourquoi, malgré le dépôt de sa requête, les documents complémentaires et les nombreuses relances, aucune date d'audience ne lui a-t-elle été attribuée ?

Elle demande à Madame Sabine CRABOT de faire vérifier si une difficulté administrative ou procédurale empêche l'audiencement de son dossier.

Elle souhaite également savoir si sa requête est simplement en attente d'une place au calendrier et, dans ce cas, obtenir une confirmation écrite de son état d'avancement.

Il ne s'agit pas de demander à la présidente de décider du fond de l'affaire.

Il s'agit de comprendre pourquoi la procédure ne semble pas avancer jusqu'à la fixation d'une audience.

Madame Sabine CRABOT pourra-t-elle apporter une réponse à cette mère qui attend simplement de pouvoir accéder à un juge ?

Une justice accessible… à condition de pouvoir accéder au juge !

Cette situation soulève une question qui dépasse ce seul dossier.

À quoi sert de pouvoir saisir un tribunal si, plusieurs mois après le dépôt d'une requête, un parent ne peut toujours pas connaître la date à laquelle son affaire sera examinée ?

La justice doit naturellement respecter ses procédures.

Les magistrats doivent pouvoir travailler sereinement et les greffes doivent organiser les audiences.

Mais les justiciables doivent aussi pouvoir comprendre où en est leur dossier.

L'absence de date ne démontre pas, à elle seule, un refus de juger ou un manque d'indépendance de la justice.

Elle soulève néanmoins une interrogation légitime sur l'accès effectif au juge, la transparence administrative et les délais de traitement des affaires familiales.

Et lorsqu'un enfant est directement concerné, cette interrogation prend une dimension particulière.

Combien de courriers faudra-t-il encore ?

Depuis mai 2026, cette mère multiplie les démarches.

Elle a déposé des centaines de pièces justificatives, répondu aux demandes du greffe et réaffirmé sa volonté de faire examiner son affaire.

Pourtant, au 30 octobre 2026, elle reste sans date d'audience.

Ce n'est plus une demande d'urgence qu'elle formule.

Ce n'est pas une décision favorable qu'elle réclame.

Elle demande simplement que la justice lui indique quand elle pourra être entendue.

Et c'est précisément cette situation qui interpelle.

Une mère doit-elle écrire directement à Madame Sabine CRABOT, présidente du tribunal judiciaire de Coutances, pour espérer obtenir une simple date d'audience ?


Document de référence

Courrier REF563 du 30 octobre 2026, adressé à Madame Sabine CRABOT, présidente du tribunal judiciaire de Coutances.

Ce document comporte deux pages, dont un historique chronologique des démarches entreprises depuis le 22 mai 2026.