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Le vendredi 25 octobre 2024, à 18 heures, une mère se présente au domicile de son ancien compagnon, à Cherbourg-en-Cotentin, pour une passation de leur fille.

La scène se déroule en présence de l'enfant.

À l'origine de la discussion : un simple classeur scolaire et le cahier de liaison de l'école, dont la mère réclame la communication afin de pouvoir exercer pleinement ses responsabilités parentales.

Mais, selon son témoignage, le père s'emporte, lui coupe la parole et adopte une attitude agressive.

Puis survient un geste particulièrement grave : une menace de mort mimée, dirigée contre la mère.

Confrontation tendue devant la maison

Deux gestes successifs : surveiller, puis égorger

Dans son courrier du 28 octobre 2024, référencé REF248, la mère décrit deux comportements menaçants.

Premier geste : la surveillance

Le père aurait dirigé deux doigts vers ses propres yeux, avant de les pointer vers la mère.

Un geste dont la signification est immédiatement compréhensible :

« Je te surveille. Je t'ai à l'œil. »

Deuxième geste : l'égorgement

Le père aurait ensuite placé son pouce sous sa gorge avant de le faire glisser horizontalement, d'une oreille à l'autre.

Le geste mime explicitement un égorgement.

Selon la mère, ce comportement menaçant aurait été répété au cours de la scène.

Et le plus préoccupant reste le contexte : ces gestes auraient été effectués devant leur propre enfant, au moment où les parents étaient censés assurer une passation sereine.

Comment peut-on prétendre préserver l'équilibre psychologique d'un enfant lorsqu'une remise parentale devient le théâtre de gestes évoquant la mise à mort de sa propre mère ?

28 octobre 2024 : un courrier qui documente immédiatement les faits

Contrairement à une dénonciation formulée plusieurs années après les événements, les faits du 25 octobre 2024 ont été consignés par écrit seulement trois jours plus tard.

Dans son courrier REF248, daté du 28 octobre 2024 et adressé directement au père, la mère dénonce expressément les menaces de mort gestuelles.

Elle décrit le mouvement du pouce sur la gorge, les doigts pointés des yeux vers elle, mais aussi son propre état de perturbation à la suite de cette scène.

Elle précise également que ces comportements ont eu lieu en présence de leur fille.

Dans ce même courrier, la mère annonce son intention de porter les faits à la connaissance du procureur de la République.

Ce document présente donc une importance particulière dans la chronologie : la menace dénoncée en 2026 figure déjà dans un courrier circonstancié du 28 octobre 2024.

Il ne s'agit pas d'un événement apparu soudainement au cours du conflit judiciaire ultérieur.

Il existe une trace écrite ancienne, précisément datée et versée au dossier.

7 septembre 2025 : l'enfant rapporte des propos évoquant la mort de sa mère

Près d'un an après les gestes dénoncés, un nouvel élément particulièrement préoccupant apparaît.

Le 7 septembre 2025, lors d'une conversation enregistrée, la petite fille explique qu'elle ne peut pas parler de sa mère lorsqu'elle se trouve au domicile paternel.

Elle rapporte ensuite des propos qu'elle attribue à son père :

« Papa a dit : si je parle de toi chez papa, il va te tuer. »

L'enfant évoque également un scénario dans lequel son père viendrait au domicile maternel pour attaquer sa mère afin qu'elle soit morte.

Ces déclarations, consignées dans un enregistrement audio et sa transcription, sont produites par la mère dans sa plainte.

Le rapprochement chronologique interroge.

  • Octobre 2024 : la mère dénonce un geste mimant un égorgement.
  • Septembre 2025 : l'enfant rapporte des paroles attribuées à son père évoquant explicitement la mort de sa mère.

Pourquoi une enfant aussi jeune se retrouve-t-elle au milieu de discours où il est question de tuer sa propre mère ?

Et surtout, quelles investigations ont été entreprises pour examiner ces déclarations et déterminer leur origine ?

Une plainte pénale pour menaces de mort

Face à ces événements, la mère a entrepris des démarches pénales.

Sa plainte avec constitution de partie civile, rédigée entre le 23 février et le 19 avril 2026, expose les deux épisodes et demande leur examen par l'autorité judiciaire.

Elle vise notamment les dispositions du Code pénal relatives :

  • Aux menaces de mort, notamment l'article 222-17.
  • Aux menaces assorties d'une condition, au titre de l'article 222-18.
  • Aux circonstances liées à la qualité d'ancien concubin, conformément à l'article 132-80.
  • Au harcèlement moral au sein ou à l'issue du couple, au titre de l'article 222-33-2-1.

La plainte présente les gestes du 25 octobre 2024, le courrier REF248 du 28 octobre 2024 et les déclarations enregistrées du 7 septembre 2025 comme des éléments d'une même chronologie.

La mère demande notamment l'audition du père mis en cause, l'exploitation des enregistrements et l'examen des conséquences des faits dénoncés sur elle-même et sur leur enfant.

Et l'enfant, dans tout cela ?

C'est probablement la question la plus importante.

Une enfant ne devrait jamais assister à un geste mimant l'égorgement de sa mère.

Elle ne devrait pas davantage avoir à rapporter des propos annonçant la mort de celle-ci.

Dans ce dossier, la mère dénonce précisément ces deux situations.

Elle explique également que, depuis les menaces gestuelles, les passations parentales au domicile paternel sont réalisées avec l'accompagnement d'un témoin disponible.

Cette précaution illustre l'insécurité qu'elle déclare ressentir.

Une passation parentale devrait permettre à un enfant de retrouver sereinement l'un de ses parents. Elle ne devrait jamais nécessiter des témoins pour rassurer l'autre parent sur sa sécurité.

Quand les documents existent, pourquoi les questions restent-elles sans réponse ?

Le courrier est daté.

Les gestes sont décrits.

L'enfant était présente selon le témoignage maternel.

Un enregistrement audio ultérieur contient des paroles inquiétantes.

Une plainte pénale structurée rassemble ces éléments.

Alors plusieurs questions demeurent :

  • Pourquoi la mère a-t-elle dû multiplier les démarches pour faire examiner ces événements ?
  • Quelles suites ont été données aux menaces dénoncées dès octobre 2024 ?
  • Comment les déclarations de l'enfant ont-elles été prises en compte ?
  • Et quelles garanties de protection ont été envisagées pour la mère et sa fille ?

Ce blog entend rendre visible cette chronologie, exposer les documents qui la composent et interroger la réponse des institutions.

Car derrière les références administratives, les courriers et les procédures judiciaires, il y a une mère qui dénonce des menaces de mort.

Et une petite fille qui, à son âge, devrait pouvoir vivre sans entendre parler de la mort de sa maman.

La question n'est pas de savoir si ces faits dérangent lorsqu'ils sont rendus publics. La question est de savoir pourquoi leur gravité n'a pas encore reçu, dans les éléments communiqués, de réponse judiciaire clairement identifiable.